P R Σ S Σ N T A T i o N

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MERCI A CEUX QUI PRENNENT LE TEMPS DE LIRE MES ECRITS.
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Ici je réponds à vos questions.

Quelqu'un m'a demandé si c'était vrai tout ce que je racontais dans mes textes.
Pour lui répondre, oui. Je n'ai pas une vie palpitante et pourtant je la
retranscrit à travers ces pages, pour m'évader, pcq
j'ai tout simplement besoin d'en parler (cf la description)


Quelqu'un m'a dit que mon blog manquait de photos de moi et de mes amis.
Pour lui répondre, déjà je ne sais pas si elle a lu tous mes textes mais je
dévoile des choses "intimes". Et j'suis pas là pour vous montrer des photos
d'mes amis mais pour vous raconter ma vie. Et je pense qu'un blog bourré
de photos de gens qu'on ne connait pas ça n'interresse personne.
Et si certains me connaissaient ça l'f'rait pas trop si j'avais mélangé
ma vie avec des vraies photos. Après si vraiment ça vous interresse de
voir des photos d'moi et de mes amis j'ai un blog perso', il suffit de me le
demander dans un com' ou en m'envoyant un message.


[Mes articles citent des PRENOMS FICTIFS.]
Je fais mes articles en citant de faux prenoms vu que je prefere garder
un certain anonymat (héhé ça fait comme dans les enquêtes). Si jamais
quelqu'un me reconnait dans mes articles, merci de ne pas me dévoiler ^^.



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xx-r0uge-p0mme-xx : Comment tu fais pour ne pas afficher
"voir les coms'" et mettre un commentaire" ?


Avoir 2 blogs sous la main : un qui sert de "poubelle" tu
actives l'option commentaires et l'autre "le vrai" tu
desactives. Tu créés un article "poubelle" dans le blog
"poubelle" (^^), tu copies le lien "mettre un commentaire",
puis dans ton vrai blog tu colles ton lien. C'est un peu
long hein? =) Bon si vous y arrivez pas d'mandez moi ;)
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Christ : C'est sérieux ça t'es arrivé ? Faut croire que oui . . .
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Juliette : C'est fini ?

Oui c'est fini ^^
Je ne pense pas que je reactualiserai ces
pages. Sauf au dernier article où je réactualise
quelques fois en présentant comme un
journal intime.
Mais en tout cas je regarde souvent
les commentaires que vous me laissez.
Merci beaucoup.
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Bl0odyxHeaart-C : Coucou =D Bon bah la question :
Est ce que tu as fais le texte toute seule
ou t'as repris un peu dans un autre blog ?


Bah oui j'ai écrit le texte toute seule étant
donné que je raconte ma vie. Et au passage
désolée s'il reste quelques fautes d'orthographe,
j'essaie d'en faire le moins possible pour vous
permettre une lecture compréhensible.
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xSp0ngee : Ne Trouves-tu pas ça un peu Irresponsable
de ta part , de rejoindre des gens dans
un endroit inconnu , que tu connais juste
par le net ?


Oh que si ! Je trouve ça vraiment idiot en prenant
du recul. Encore une fois un preuve de ma naïveté !
Mais lorsque je les voyait pour la premiere fois je
m'arrangeais pour que ça soit dans un lieu ouvert, où
il y avait du monde. Mais c'est vrai que c'était très bête
de ma part, surtout avec tout ce qui se passe de nos
jours et qu'on entend parler à la télévision (comme les
pédophiles, ...) ... !
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Marie : A part ta mère quelqu'un d'autre de ta famille
connait toutes ces histoires ? Quel âge as-tu
maintenant ?


Oui ma soeur de 16ans. Moi je suis née en octobre 1991 donc j'aurai bientôt 18ans.
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xSp0ngee : N'as tu pas peur qu'on découvre qui se cache
derrière ce pseudo x-small-strawberry-x , et
qu'on te juge ou te regarde différemment
après avoir lu ton histoire ?


A vrai dire ... c'est déjà arrivé qu'on me reconnaisse.
Non pas par le pseudo "x-small-strawberry-x" qui
n'a rien à voir avec moi (et qui signifie "petite fraise",
je l'ai choisi juste pcq j'trouvai ça mignon ^^ mais ce
n'est pas un de mes surnoms ou quoi que ce soit donc
on ne peut pas me econnaître à travers ce nom) mais
plutôt par mes écrits, par certaines anecdotes. Il est deja
arrivé que des gens de mon entourage (des personnes
qui ont été dans ma classe ou autre, enfin bref ... des
connaissances) trouvent mon blog dans des "amis
blogs"
, puis m'ont demandé en face "dis c'est pas à
toi ce blog par hasard ?" je leur ai répondu franchement
qu'il m'appartenait et leur regard sur moi n'a pas changé,
ils ont continué à me parler (ou m'ignorer lOl) comme ils
l'ont toujours fait. Ils n'ont jamais fait d'allusion ou quoi que
ce soit. Mais il faut dire aussi que certaines personnes qui
sont des connaissances, me laissent des commentaires
(positifs) sans même me reconnaître.
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Tous vos commentaires restent entierement anonymes, je suis la seule à pouvoir les consulter.

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OOOOOOOOOOOOOOOOOOCommentaire qui m'a touché.OOOOO(sur la première fois)


OOOOOOOOOOOOOOOOOO"Un conseil à toute les filles "bien" : Préservez votre innocence le plus longtemps
OOOOOOOOOOOOOOOOOOpossible et "réservez" ce moment magique à une personne que vous aimez
OOOOOOOOOOOOOOOOOOvraiment car dans "faire l'amour" il y a "amour" et c'est pas pour rien. C'est
OOOOOOOOOOOOOOOOOOdans ces conditions que l'on peut apprécier vraiment le moment et si la per-
OOOOOOOOOOOOOOOOOOsonne vous aime, elle sera très douce avec vous et donc il n'y aura pas (ou peu)
OOOOOOOOOOOOOOOOOOde douleur. Même si on peut oublier par moments, on n'oublie pas sa 1ère fois."

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# Posté le samedi 29 septembre 2007 03:37

Modifié le dimanche 16 août 2009 06:13

iiiiiiCette histoire n'a peut-être aucune importance mais c'est elle qui nous a forgé. Chacun fait des erreurs, chacun regrette ses erreurs, chaque regret nous fait avancer. Tout ce qui suit sont seulement des mots tapés sur les touches d'un clavier peut-être, mais ils retracent l'histoire de ma vie, la lon-gue histoire, dont moi seule connais tous les détails qui s'éstompent petit à petit de ma mémoire. Chacun fait ce qu'il veut de son histoire, moi j'ai dé-cidé de l'écrire ici, pour ne pas qu'elle fonde dans l'oubli. Pour certains il est mieux de vivre au jour le jour et d'oublier son passé. Mais même si on voulait vraiment l'oublier, il est toujours présent derrière nous, Vous me di-rez : "Oublie ton passé et vie chaque jour comme ton dernier", Certes mais sans mon passé je ne serait pas la même que je suis aujourd'hui.ii

iiiiiiCette histoire n'a peut-être aucune importance mais c'est elle qui nous a forgé. Chacun fait des erreurs, chacun regrette ses erreurs, chaque regret nous fait avancer. Tout ce qui suit sont seulement des mots tapés sur les touches d'un clavier peut-être, mais ils retracent l'histoire de ma vie, la lon-gue histoire, dont moi seule connais tous les détails qui s'éstompent petit à petit de ma mémoire. Chacun fait ce qu'il veut de son histoire, moi j'ai dé-cidé de l'écrire ici, pour ne pas qu'elle fonde dans l'oubli. Pour certains il est mieux de vivre au jour le jour et d'oublier son passé. Mais même si on voulait vraiment l'oublier, il est toujours présent derrière nous, Vous me di-rez : "Oublie ton passé et vie chaque jour comme ton dernier", Certes mais sans mon passé je ne serait pas la même que je suis aujourd'hui.ii
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Supposons que je m'appelle Kelly. Je suis née dans l'hôpital où travaille ma mère, elle exerce la profession d'aide-soignante tandis que mon père est informaticien. Deux ans après ma naissance, j'eus une petite s½ur Melanie. J'ai peu de souvenirs de mon enfance. Mis à part l'école et la crèche je n'ai jamais été dans un endroit où il y avait d'autres enfants comme les colonies, les centres-aérés, ... mes parents trouvaient que ces endroits étaient trop mal fréquentés. Je me souviens lorsque j'avais 4ans environ, je m'etais endormie avec mes chaussons, je n'osais pas les enlever, j'avais trop peur qu'il y ait des fantômes dans ma chambre. J'ai donc dormi avec pendant toute la nuit. En rentrant à l'école maternelle et primaire, c'est chez ma grand-mère maternelle que je passais la totalité de mes journées étant donné que mes parents travaillaient. Je me souviens qu'elle nous faisait toujours de bonnes frites et ma mère disait toujours : "Arrête de leur faire des frites tout le temps tu mets beaucoup trop d'huile en plus!!" ou bien je me souviens encore de toutes nos après-midi cassettes où avec Melanie nous regardions "Peau d'Âne", "Le livre de la Jungle", "Rox et Rouky", "Casper" et plein d'autres encore. En seconde année de maternelle, je me souviens qu'à toutes les recreations je me mettais contre un mur, à attendre ... à attendre quoi? Je ne sais plus vraiment, j'attendais jusqu'à ce que des enfants de grandes section se mettent tous en rond autour de moi. Ils me faisaient peur. Ils me posaient plein de questions je ne sais plus vraiment ce que c'était mais ils me demandaient mon prénom, je ne voulais pas leur répondre. Puis ils partaient en me disant : "T'as intérêt à revenir ici à la prochaine récré". C'était tout le temps pareil. Je revenais à chaque récré. Pourquoi ? Aucune idée, mais ça m'est résté. Ca m'a marqué. Le premier jour de CP. la professeur avait appelé au tableau tous ceux dont la première lettre de leur prénom était un "K", bien sûr j'avais été. Elle a ensuite épelé chacun de nos prénoms puis nous a invité à rejoindre nos places. Je commençais à revenir à ma place jusqu'à ce qu'elle dise : "Non sauf toi Kelly! Tu vas au coin" C'était le premier jour de classe. J'ai donc été, humiliée. Je n'ai jamais su pourquoi j'avais été envoyée au coin. Pendant ma scolarité j'étais une petite fille modèle : robe tous les weekends comme ma s½ur (tout le monde nous prenait pour des jumelles), je ne connaissais rien aux gros mots je pensais que c'était des mots inventés qui n'avaient aucun sens, je ne connaissais rien à la vie, quand un garçon me "kiffait" je me mettais à pleurer et j'allais le rapporter à la maîtresse (comme si c'était un crime =D) , ... A mes huit ans, mon petit frère Sebastien est né. Ce qui n'a pas empêché ma mère de continuer à me "couver". Pendant toute ma primaire j'avais une meilleure amie Elise avec qui je faisais de la gymnastique (pendant trois ans). J'ai aussi fait du catéchisme car ma grand-mère paternelle est très chrétienne. J'ai été jusqu'à ma première communion. Ca ne m'intéressait pas d'aller plus loin, je m'ennuyais. Par ailleurs je faisais aussi de la natation pour apprendre à nager (j'avais une phobie de l'eau, vers mes huit ans j'ai faillit me noyer dans une piscine), c'est seulement à 13ans que j'ai su nager. Elise, je me souviens encore des parties de "colin-maillards" dans l'élastique, les parties de billes, les jeux qu'on inventait dans la cour de recréation, les parties de cordes à sauter où je me tombais parterre pcq je savais pas en faire. Et je me souviens de ce qu'on c'était dit : "Plus tard on aura une grande maison dans la campagne, on vivra toutes les deux, on est les meilleures amies du monde". Mais arrivées en CM2, Elise n'était plus dans ma classe, aux récréations elle s'éloignait de moi et un jour elle est venue vers moi m'annonçant : "T'es plus ma meilleure amie j'en ai une nouvelle" et elle est partie, me laissant plantée là comme une abrutie. Un jour en 6eme, pendant la gym' elle m'a avoué : "Si je t'ai laissé tombée en CM2 c'est parce qu'on allait bientôt rentrer au collège et je ne voulais pas trainer avec une petite fille modèle ça allait me faire la honte." Je suis restée bouche bée, je n'osais rien dire, j'ai fait comme si je la comprenais mais le soir j'en ai pleuré.

" Je suis une ado parmi tant d'autres. L'adolescence est une période extrêmement difficile que les parents ne comprennent pas vraiment. Surtout les miens, qui disent souvent que je suis en "crise d'adolescence", c'est facile à dire pour eux, mais ils ne sont pas dans ma peau et ne savent pas du tout ce que je vis. Surtout que je suis l'aînée, mes parents n'ont aucune expérience en ce qui concerne "s'occuper d'une adolescente", non eux ils en sont toujours au chapitre "s'occuper d'une enfant", mais oui mais papa, maman j'ai grandi ! [...] " [ Mon journal intime Fin 2005 ]


"Si t'es p'tite c'est ptet' pcq t'as le sida j'ai entendu ça à la télé" qu'est ce que j'en ai cru des conneries étant enfant ! Les mômes croient voir n'importe quoi à la télé et croient tout ce qu'on leur dit : "Maman c'est vrai que si j'suis p'tite c'est pcq j'ai le sida?? - Mais n'importe quoi ! C'est qui qui t'as encore dit des conneries !?" Hôpital Necker. "Ça y'est j'ai le sida" me disai-je. Mais au juste c'est quoi ce drôle de nom? Quand on est p'tits on ignore tout à la vie. Pourquoi j'suis ici au juste ? Pcq j'suis petite ? Mais pourtant tout le monde me dit que tout c'qui est petit est mignon. Des enfants handicapés, des enfants qui pleurent pcq ils ont de graves problèmes. Plein de monde est là. Mais moi j'fais quoi ici? On me fait entrer dans une salle. Deux infirmières se tiennent à coté de moi : "On va te faire une prise de sang dans la main, ça ne fait pas mal du tout!" Pic !! "Oh mince désolée j'ai raté, ne t'inquiète pas c'est rien du tout!" Elle recommence, ça foire comme la précédente. Au bout de la troisième prise de sang ça marche. Ça fait mal ! C'est douloureux dans la main. L'autre infirmière prend le relais : "Bon moi je vais te faire une prise de sang dans le bras, ça va te faire moins mal que tout à l'heure". Je ne sais pas combien de prises de sang on m'a faites ce jour là. Au bout d'un moment on m'a forcé à vomir, à vomir de la salive "Crache, crache dans ce bac! Vomis", j'étais à jeun. Je détestais cette sensation. Pourquoi tout cela? Pour ma petite taille, simplement. Des mois passent, puis mes parents me disent : "Bon bah on a reçu les résultats et tout est normal". Tout est normal, les médecins pensaient que j'avais un problème de santé. Ou je ne sais trop quoi. Je suis toujours petite mais je sais que tout est normal, ma petite taille ne me dérange pas. Dans la vie y'a des gens qui ont vraiment des problèmes de santé très graves, j'comprends pas les gens qui se plaignent de leur taille (sauf si vraiment ça devient handicapant) ou leurs poils, ou encore de leur couleur d'yeux ou plein de choses comme ça.

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# Posté le jeudi 11 octobre 2007 15:01

Modifié le samedi 08 août 2009 04:38

Arrivée au collège j'étais toujours petite fille modèle. En 6ème j'avais une amie Caroline que je connaissais depuis la primaire et avec qui j'ai vite noué des liens, sa mère était gravement malade. Pour "décompenser" Caroline se servait de moi comme bouc émissaire en me criant dessus, me parlant méchamment, un jour elle m'avait étranglé pour rigoler mais de façon violente, j'avais l'impression parfois qu'elle essayait de vouloir prendre ma place en voulant s'intégrer dans ma famille, elle faisait comme si sa voiture était la sienne, elle me poussait pour pouvoir aller devant. Ma mère nous raccompagnait tout le temps du collège et quand nos mères se parlaient, la mère (petites répétitions) de Caroline ne faisait que de lui parler de nos notes "Votre fille a eu combien? Ah la mienne a battu la vôtre, oh la mienne est plus intelligente que la vôtre, ..." un jour elle a même était jusqu'à appeler ma mère pour lui dire : "Oh le bulletin de ma fille est excellent, elle a eu de très bonnes notes, ..." bref ma mère commençait à en avoir assez à un moment donné. Quand à moi, très sensible, je pleurais tous les soirs en rentrant chez moi, à cause des choses vexantes que Caroline me disait.

Arrivée au collège j'étais toujours petite fille modèle. En 6ème j'avais une amie Caroline que je connaissais depuis la primaire et avec qui j'ai vite noué des liens, sa mère était gravement malade. Pour "décompenser" Caroline se servait de moi comme bouc émissaire en me criant dessus, me parlant méchamment, un jour elle m'avait étranglé pour rigoler mais de façon violente, j'avais l'impression parfois qu'elle essayait de vouloir prendre ma place en voulant s'intégrer dans ma famille, elle faisait comme si sa voiture était la sienne, elle me poussait pour pouvoir aller devant. Ma mère nous raccompagnait tout le temps du collège et quand nos mères se parlaient, la mère (petites répétitions) de Caroline ne faisait que de lui parler de nos notes "Votre fille a eu combien? Ah la mienne a battu la vôtre, oh la mienne est plus intelligente que la vôtre, ..." un jour elle a même était jusqu'à appeler ma mère pour lui dire : "Oh le bulletin de ma fille est excellent, elle a eu de très bonnes notes, ..." bref ma mère commençait à en avoir assez à un moment donné. Quand à moi, très sensible, je pleurais tous les soirs en rentrant chez moi, à cause des choses vexantes que Caroline me disait.
O Et pourtant je la considérais comme une bonne amie. Mais du jour au lendemain, elle est devenue ma pire ennemie. Un soir, lorsque sa mère me ramenait chez moi, elle demanda à ma mère si j'avais reçu mon bulletin. Je courus dans le jardin, impatiente de savoir quelle moyenne j'avais (oui bon, faut dire j'étais jeune, c'était l'époque où je bossais et je pleurais quand j'avais une note en dessous de la moyenne), toute joyeuse je pris le bulletin dans la boite aux lettres et je revins dans la maison. Des cris, des engueulades, des larmes, ... cette porte qui a claqué d'un coup. " Kelly j'te défends de reparler à Caroline ! ". S'en était trop pour ma mère.

Le lendemain et les jours qui suivirent n'étaient plus des journées comme les autres, nous n'allions plus chercher Caroline. Je ne savais pas les paroles que nos mères s'étaient échangées mais je n'adressais plus la parole à Caroline, je ne la regardais plus, elle en faisait de même. Quelques années plus tard sa mère a rejoint le ciel. Caroline et moi nous nous sommes pardonnées 3ans après, mais ma mère refuse encore d'entendre parler d'elle.


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# Posté le lundi 15 octobre 2007 12:03

Modifié le samedi 08 août 2009 04:42

Par la suite j'étais toute seule, je mangeais toute seule. Jusqu'à ce qu'une fille de ma classe Dominique eu comment dire ... "pitié de moi". Elle m'a rejoint à table. Nous sommes devenues amies puis l'année suivante elle était dans ma classe, nos liens d'amitié se sont renforcés, l'année suivante elle était toujours avec moi. Elle me comprenait, elle avait les même goûts que moi. De la 6ème à la 4ème nous ne nous quittions plus, nous étions les deux petites filles modèles du collège, celles qui ne parlaient jamais de garçons, jamais de cul, celles qui s'habillaient mal selon les gens, celles qui ne disaient jamais de gros mots, celles dont beaucoup se moquaient. Mais peu nous importait. Nous étions bien dans notre peau, on s'assumait telles qu'on était, on se fichait du regard des gens. Les critiques ne nous vexaient pas. Je regrette ces temps là, pcq aujourd'hui quand on voit les petites filles de 6eme dans la rue, elles sont déjà habillées avec des marques comme des ceintures "D&G", maquillées, portent des talons aiguilles, essaient de ressembler aux grands. C'est scandaleux je trouve. Plus les générations passent et les bonnes choses se perdent. C'est pour ça que je regrette. Aussi parce qu'on ne se prenait pas la tête, on avait la fierté de s'amuser à "cache-cache", à "chat perché", aux "mimes" alors qu'on était au collège.

Par la suite j'étais toute seule, je mangeais toute seule. Jusqu'à ce qu'une fille de ma classe Dominique eu comment dire ... "pitié de moi". Elle m'a rejoint à table. Nous sommes devenues amies puis l'année suivante elle était dans ma classe, nos liens d'amitié se sont renforcés, l'année suivante elle était toujours avec moi. Elle me comprenait, elle avait les même goûts que moi. De la 6ème à la 4ème nous ne nous quittions plus, nous étions les deux petites filles modèles du collège, celles qui ne parlaient jamais de garçons, jamais de cul, celles qui s'habillaient mal selon les gens, celles qui ne disaient jamais de gros mots, celles dont beaucoup se moquaient. Mais peu nous importait. Nous étions bien dans notre peau, on s'assumait telles qu'on était, on se fichait du regard des gens. Les critiques ne nous vexaient pas. Je regrette ces temps là, pcq aujourd'hui quand on voit les petites filles de 6eme dans la rue, elles sont déjà habillées avec des marques comme des ceintures "D&G", maquillées, portent des talons aiguilles, essaient de ressembler aux grands. C'est scandaleux je trouve. Plus les générations passent et les bonnes choses se perdent. C'est pour ça que je regrette. Aussi parce qu'on ne se prenait pas la tête, on avait la fierté de s'amuser à "cache-cache", à "chat perché", aux "mimes" alors qu'on était au collège.
Mes parents se sont mariés en Juin 2oo4, ce jour je m'en souviendrais toute ma vie, c'était magique! Ma mère était splendide on aurait dit une princesse avec trois enfants. Premier jour des règles 11 Août 2oo4, le jour de l'anniversaire de mon père. Au début j'avais pensé qu'il s'agissait de la diarrhée (wha! super classe! j'espère que vous n'étiez pas en train de manger ^^). Je me souviens d'un jour en 4eme où la cloche a sonné, et j'étais restée collée à ma chaise, mes règles avaient traversées et avaient durcies sur la chaise, j'en ai pleuré et j'ai été obligée de le dire à ma prof' une fois que tout le monde était parti. Les jours suivants j'étais super gênée.

A cette époque, ma mère ne me laissait pas sortir. C'était juste "Ok tu peux sortir en vélo, tu fais juste le tour du pâté sur le trottoir et tu reviens dans dix minutes", mes seules ballades en ville c'était autour de mon pâté de maisons. Sinon avec Dominique nous nous invitions. Mis à part ça, je ne sortais jamais de chez moi, je trouvais ça normal. Ma mère me disait qu'en ville, il y avait des pédophiles, des violeurs, des voleurs, des kidnappeurs, ... de partout. Elle avait réussi à me dégouter de la ville, et je ne souhaitais pas sortir toute seule après ce qu'elle m'avait dit. Je passais mes journées à faire mes devoirs ou à mener une vie virtuelle via le net. Pour vous montrer à quel point j'étais vieille fille : à la fin de la 4ème, je me suis rendue compte que je ne savais pas comment on faisait les enfants. C'est ma meilleure amie Dominique qui m'a expliqué. Personne ne m'avait jamais rien dit, je ne m'étais jamais posé de question. Je ne connaissais vraiment rien à la vie. A partir de là, ma vision du monde a changé.


A la fin de 4eme je me suis nouée d'amitié avec une fille de ma classe Ariane et une fille avec qui j'ai fait connaissance pendant les récréations Magalie, quand Magalie nous a annoncé qu'elle allait déménager et changer de collège, j'étais déçue et on s'est échangé nos adresses pour correspondre (eh oui ... pas de portable)


"4 jours encore et toujours pas d'amoureux en vue, de toute manière c'est pas grave, une St Valentin de plus toute seule ça ne fait pas de mal et ça ne va pas me changer ma vie puisque de toute manière ça a toujours été comme ça. C'est bien connu ... Kelly n'a jamais eu de petit copain ! Je me fiche de ce que peuvent penser les autres, j'apprécie ma vie comme elle est." [ Mon journal intime Février 2006 ]


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# Posté le jeudi 18 octobre 2007 15:43

Modifié le samedi 08 août 2009 04:45

La vie est courte. Elle n'est pas aussi belle qu'on le dit, mais puisqu'on est là, mieux vaut en profiter et savoir surmonter les mauvais moments . . .

La vie est courte. Elle n'est pas aussi belle qu'on le dit, mais puisqu'on est là, mieux vaut en profiter et savoir surmonter les mauvais moments . . .
Après deux heures et demi de trajet en voiture nous apercevions la pancarte : "Chateau-Gontier, ville fleurie". Mon c½ur battait à mille à l'heure, à chaque fois que je découvrais cette affiche. Mon père se garait dans la ruelle juste en face de leur maison. Une ruelle étroite où mes parents déchargeaient les bagages. Ma s½ur, mon frère et moi courrions au premier étage leur dire bonjour, nous étions heureuses, souriantes. Ma grand-mère était toujours dans la cuisine en train de bouquiner des vieux livres dégageant une vieille odeur de bouquins restés dans un grenier poussiéreux pendant des années. "Bonjour mes petits! Ohlala comment vous avez grandi!" pour éviter d'endurer tout un discours de personne âgée, ma s½ur et moi nous empressions de nous rendre au salon, et là nous apercevions notre grand- père avachi sur son fauteuil devant les informations.

Mon grand-père que nous surnommions Papy, avait un c½ur en or. Papy, un nom simple que tout les enfants prononcent mais ce "Papy" que je prononçais j'essayais de bien l'articuler avec tout l'amour que j'avais pour mon grand-père. Lorsque nous nous promenions dans la rue, tous les gens qui passaient le saluaient. Il avait aidé de nombreuses personnes à trouver un métier. Je l'admirais. J'étais fière d'être sa petite-fille... Partout où nous allions il nous offrait un cadeau. Il était l'incarnation de l'homme parfait, un grand-père généreux... quelque chose en lui se dégageait je ne serais pas l'expliquer clairement... j'avais un mélange entre l'émerveillement et la fascination que j'éprouvais pour Papy.

"Le bout du monde"... ce mot raisonne encore dans ma tête, je pensais qu'il s'agissait vraiment du bout du monde, c'était un parc rempli de jeux où Papy nous regardait pendant des heures... Je ne me souviens pas de grand chose. Si ce n'est que tout le monde disait toujours : "Mets ta serviette autour du cou comme Papy Claude!" ou bien lorsque ma grand-mère m'obligeait à assister à la messe et que je réprimais ma colère pour ne pas décevoir mon grand-père... je me souviens très bien de ce jour... ce jour où nous sommes arrivés chez eux. Mon grand-père n'était pas là. Je n'ai pas posé de question jusqu'au moment où nous nous sommes retrouvés devant l'hôpital : "On va faire quoi ? - On va rendre visite à Papy. - A l'hôpital ? - Bah oui!" je n'osais rien dire, je les suivais bêtement. J'ai toujours eu horreur des hôpitaux avec leurs odeurs de renfermé, le brouhaha incessant des éléctro-cardiogrammes. J'avais des frissons en moi, comme si je n'étais pas à ma place. En arrivant dans la chambre de Papy j'avais eu une stupeur. Je le découvrais avec une jambe en moins. Je n'osais pas le regarder, j'avais peur. Ma s½ur devait ressentir la même sensation que moi tandis que mon frère avait ses yeux rivés sur la jambe amputée de Papy. J'avais peur, peur de le perdre.

Les jours ont passés, puis les mois. Je m'étais habituée à voir Papy transféré d'hôpital en hôpital. Je n'avais plus la même stupeur quand je le voyais, ni même quand j'ai découvert qu'il avait été amputé de l'autre jambe. Malgré un n½ud qui se formé dans mon ventre. Pendant les grandes vacances nous étions partis en Dordogne pendant deux semaines... De merveilleuses vacances comme d'habitude, où je découvrais de nouveaux paysages, de nouvelles têtes, ça me faisait plaisir. J'étais heureuse. La seconde semaine, quatre jours avant qu'on retourne chez nous, je trouvais mes parents étranges. Pendant que je profitais pleinement de ces derniers jours, mes parents ne semblaient pas en faire autant. Un soir j'ai surpris ma mère et mon père en plein rangement : "Pourquoi vous rangez ? ça sert à rien on part dans quatre jours -Oui mais on fait un peu le tri." Je ne me posais pas de question, je trouvais ça normal, mais étrange... oui étrange malgré tout.

Le lendemain dans la voiture je demandais à mes parents : "Maman, Papa on va faire du canoë demain ou après-demain ?" soudain ils se sentaient gênés et ils m'ont répondu: "Oui peut être", 5minutes plus tard on arrive devant un magasin, je réplique dès lors méchamment : "Nan papa ! On va pas au magasin depuis qu'on est arrivé on y va tous les jours !" Vu comment je leur avais parlé, ils auraient dû me gronder mais à la place ils n'ont rien dit et ils ont parlé tout doucement : " Oui mais là on est obligé on a des courses à faire !", puis j'ai crié : "Bah alors je reste dans la voiture ! -Non tu viens" J'attendais que ma petite s½ur leur dise qu'elle voulait aussi rester dans la voiture , d'habitude elle avait la même colère que moi lorsque nous nous arrêtions devant un magasin, à la place de participer à mon énervement elle a dit : "Aller Kelly ! Viens avec nous" J'étais étonnée, je m'attendais à tout, sauf à ce qu'elle prononce ces mots. Je me suis dit qu'il y avait quelque chose qui ne tournait vraiment pas rond. La voiture était arrêtée... un long silence, un silence qui me paraissait interminable, je n'osais plus riposter. Puis... un son, mon père commençait à articuler des mots. Tout doucement, d'une voix que je ne connaissais pas, qu'il n'avait jamais employée : "Kelly... ce matin ... Papy est décédé." J'ai tout de suite pensé qu'on me faisait une blague. J'ai faillit rire sur le moment... pour moi c'était impensable, je ne voulais pas me mettre dans la tête l'idée que Papy était au ciel, c'était inimaginable. Je me pinçais la langue le plus fort possible pour éviter que mes larmes coulent. Puis je les ai vu sortir de la voiture, sans parler et je les ai suivi.


Nous sommes ensuite allés au magasin, un magasin de vêtements. Dès que nous sommes entrés la vendeuse nous a dit : "Bah dis donc! Vous en faites des têtes d'enterrement !" elle a ri, mes parents ont fait comme s'ils n'avaient rien entendu. J'avais une boule au ventre, je m'imaginais que tout ceci soit un cauchemar. Je voulais partir le plus loin possible, en n'y pensant plus, ... en ne pensant plus à rien ... à rien, oui à rien ... sauf aux bons moments passés avec Papy en m'imaginant qu'ils seraient sans fin, qu'il y en aurait encore des milliers, et une infinité. Mon père demande alors à la vendeuse : "Auriez-vous des habits noirs pour un enterrement?" à ce moment précis, la vendeuse s'aperçut qu'elle avait fait une "gourde".

Jusqu'à la fin de la journée je n'ai pas parlé, ni mes parents, ni moi. Seuls mon frère et ma s½ur se parlaient entre eux. Je me retenais encore de pleurer. J'étais mélancolique, malheureuse. Je voulais évacuer ce chagrin, qu'il ne soit qu'une illusion ... Le soir je ne pouvais plus retenir toute cette déception qui s'accumulait au fil des heures. J'ai pleuré, des larmes et des larmes encore, je ne pouvais plus m'arrêter de sangloter.

Le jour suivant, nous sommes partis. Nous avons été à l'église où nous avons retrouvé toute la famille... Cette famille si unie, toujours joyeuse, toujours heureuse... Quand on se retrouvait d'habitude, tout le monde se racontait les derniers potins, ou bien on riaient tous ensemble. Mais ce jour là, c'est comme si le destin c'était retourné contre nous, comme si on était passé de l'autre coté du miroir. Chacun restait dans son coin, tout le monde pleurait. Moi et ma s½ur nous étions les seules qui essayaient de garder le sourire car nous imaginions que tout ceci était un affreux cauchemar, que bientôt on se réveillerait. Papy était le centre du puzzle de notre famille, sans lui la famille n'était plus ce qu'elle était. Nous espérions que cette pièce manquante nous allions bientôt la retrouver intacte. Nous ne voulions pas nous mettre dans la tête que le morceau de puzzle de Papy était perdu dans le néant. Pleurer aurait été la preuve que nous avions perdu cet espoir... cet espoir de le retrouver, de penser qu'on était dans la réalité. Or, ma s½ur et moi, nous avions encore cet espoir. Mais durant la cérémonie de l'enterrement: en voyant le prêtre, qui était le frère de Papy, récitant la biographie de mon grand-père, en voyant toute la famille pleurer des larmes de tristesse, en voyant même les femmes de ménage et les gens du village qui était en pleurs, et plus encore, jusqu'au moment où on s'est rendu au cimetière et que le cercueil de Papy est descendu sous terre, ... c'est là, à cet instant précis que je me suis rendue compte que c'était bel et bien la réalité. J'ai pleuré des pleurs et des pleurs sans m'interrompre. Je n'ai jamais pleuré autant de toute mon enfance. J'étais comme paralysée, je ne pouvais plus bouger, la seule action que je pouvais concevoir était d'évacuer ma tristesse, cette affreuse tristesse. Nous n'étions pas dans un cauchemar, je n'avais plus aucun espoir, ... cet espoir qu'on les enfants. Le seul espoir qui m'est resté c'est que Papy continuerai de veiller sur moi là haut dans le ciel. Je détestais prier le soir comme ma grand-mère nous avait appris, mais les seuls moments où j'ai prié par la suite c'était pour Papy, pour qu'il soit en sûreté n'importe où, où qu'il soit.


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# Posté le mardi 23 octobre 2007 12:32

Modifié le samedi 08 août 2009 04:55